Table Ronde Mardi 14 Février AM
Lors des échanges avec les différents invités aux tables de conversation de ce mardi 14/02, nous avons retirez diverses informations.
- Il semble important de leur fournir un logement en lien avec l'extérieur (ayant été constamment habitué à rester en extérieur).
- Certains sans abris sont des artistes, c'est pourquoi il serait intéressant de leur prévoir un espace artistique où il pourraient s'exprimer et s'occuper.
- La plupart des sans abris ont un chien et ont un lien très fort avec ce dernier. Il est donc important de l'intégrer dans le projet.
- Le vécu du sans abris l'amène généralement vers des pathologies (par exemple le diabète qui peut créer des vertiges). Il faut être vigilant à créer un lieu sécurisé et fonctionnel.
- Les sdf se soutiennent et créent des liens forts entre eux. Cependant, la violence et le vol sont très présents dans la rue. Quand le sans abris reçoit un logement il est important pour lui d'avoir d'une part une partie individuelle où il se sentira en sécurité et d'autre part une partie commune où il peut, quand il le souhaite, partager un moment avec autrui.
- Une personne sans domicile fixe perd certaines habitudes. Elle risque de ne plus avoir connaissance du tri des ordures. Donc important d'inclure les différents réceptacles de manière bien explicites.
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lundi 20 février 2017
Mon ressenti
Suite à cette journée de table ronde , je voulais mettre en avant une réflexion amenés par l experte du vécus, Stéphanie Jansen car elle m a parut pertinente pour l élaboration de la suite du projet ( au niveau social comme spatial ) :
" Il faut laisser le choix ! Laisser le choix c est mettre en place les règles les plus minimales possibles afin de satisfaire tout le monde .Car lorsqu il y a des règles, il y a toujours des exclus ... "
Table ronde ( matin)
Le Mardi 14 février , nous avons eu l occasion de parler a différents intervenants: Stephanie Jansen, Olivier Goethem, Chahr Hadji, Nadia Chaibi ,et Aline Strens.
Voici les sujets que nous avons mis en avant :
Voici les sujets que nous avons mis en avant :
- Le rapport a la sécurité dans les logements (coins , verres,...)
- Le logement = le sentiment d être chez soi
- Fonctionnalité, ergonomie, les questions d hygiènes.
- Dignité dans l habitat : c est un client comme un autre . Ils sont comme nous !
- Re-integration dans la société : éviter l isolement.
- Problématique face a la question des animaux de compagnies
- L importance de l espace personnel sur l espace communautaire
- L idée de règles : Moins les choses sont prédéfinies , plus de gens peuvent se l approprier .
- Logements conviviaux , chaleureux,... Utiliser de la couleur
- Arriver a concilier beauté et fonctionnalité.
Première table ronde !
Table ronde du 14 février 2017
Au court de la matinée, nous avons rencontré 5 intervenants, respectivement :
- Stéphanie Jansen et Olivier Van Goethem, experts du vécu
- Nadia Chaïbi, facilitatrice logement
- Chahr Hadji, éducateur spécialisé
- Aline Strens, assistante sociale Diogènes
Malgré leurs expériences et investissements au sein d’associations/organismes différents, leur témoignage sont allés dans un sens unique : une belle dynamique dans le but de mettre en place une action humaine importante, puis dans le cas d’une réussite, reproductible et exportable.
Quelques idées/réflexions pertinentes ont été relevées…
Une question prépondérante s’opère autour du programme que doit contenir les modules de logements : une cuisine, salle de bain, chambre, salon ? Cela engendre une interrogation sur la qualification des espaces : dans quelle mesure ceci sont privé/commun, ouvert/fermé ? Une notion importante est mise en évidence : la différenciation entre communauté et collectivité. Nous pouvons considérer les personnes sans logement adepte de la vie en collectivité de par leur habitude en rue, cependant pas nécessairement en communauté qui apporterait la dimension d’engagement à l’organisation interne et participative. Cette gradation des espaces apportent également la prise en considération des besoins spécifiques : dans quelle mesure faut-il inclure au sein du bâtiment des services adjacents dans le domaine du suivi (médecin, pharmacie, cellule psychologique, adaptation technologique, gestion des factures…), mais également de leur mode de vie particulier/réadaptation à la vie « normale » (espace pour nettoyer les chiens, laverie de proximité, partage ou non de cuisine, tri des déchets…). Le but étant un retour de l’autonomie de chacun. Certains services sont sans doute souhaitable pour facilité cette phase de transition. L’accent à été mis sur l’hygiène et la sécurité : comme un processus qu’il faut réaprivoiser, l’emploi de matériaux lavable facilement, peu dangereux, ou de dispositifs facilitant la mobilité (rampe dans les douches) semble nécessaire pour canaliser les séquelles engendré par la vie en rue. Il est pour but de créer « quelque chose » qui nous parle, avec cette ambivalence de mettre en place un logement pour tout le monde et n’importe qui, mais en tenant compte de besoins spécifiques du à des traumatismes, et besoins de réadaptation. Cependant, un retour vers l’autonomie n’est pas le prolongement d’une normalisation. Nous pouvons nous rendre compte que certains sans-abris sont dans la rue à cause d’une violence sociétale qui les a exclus du système, mais également par leur propre volonté de ne pas faire parti de cette machine. A nous de réfléchir à une façon d’habiter pour ne pas être dans un boite en communion avec les valeurs normés d’un mode d’habiter traditionnel…
Suite à ces constations, nous avons pu soulever plusieurs interrogations.
Pour qui s’adresse nos logements (familles, hommes/femmes seul(e)s, enfants, animaux…) ? Pour quelle temporalité : logement à long terme, à court terme en qualité constructive ou d’occupation brève mais renouvelée ? Dans quelle mesure les habitants prennent part à l’organisation par rapport à un règlement imposé ? A terme, pouvons nous envisager de créer des logements de façon participative en incluant des sans domicile fixe dans l’entièreté du processus ?
mardi 14 février 2017
Synthèse Table Ronde
Nous avons relevé plusieurs points qui peuvent être utiles pour la suite du travail suite aux interventions des spécialistes.
Tout d'abord, nous avons parlé du fait que les sans-abri sont des gens comme nous. On n'est pas à la rue parce qu'on a envie. Beaucoup de facteurs dans la vie d'une personne peuvent faire qu'elle se retrouve sans logement. Reloger ses personnes prend du temps et varie du cas par cas. Le but c'est de restructurer la vie en communauté de la rue à l'intérieur. On devrait avoir le choix d'être seul dans toute son intimité ou en communauté par exemple dans une pièce commune (ex:bibliothèque). Pour cela un suivi est fait pour adapter le logement aux besoins du futur habitant.
Le transfert de la rue vers un logement peut être une phase difficile pour les sans-abris du point de vu mental, mais aussi physique. En passant les journées à l'extérieur, le corps s'habitue par exemple au froid et renforce le système immunitaire. Ceci peut devenir un problème lorsqu'on retrouve un logement. On appelle ce phénomène " le dégèle du corps", le corps devient peu à peu plus fragile et est plus facilement infecté par des maladies comme par exemple la gale. Il serait dès lors intéressant d'ériger une sorte d'infirmerie dans laquelle les malades pourraient bénéficier d'un suivi médical. Ceci est valable pour tout genre de maladies (aussi mentales), mais aussi pour soigner des plaies
Ensuite lors de la conception, il faudra penser au choix des matériaux du point de vue de la sécurité (le bois brûle facilement..), mais aussi du point de vue du confort acoustique. Les nuisances sonores peuvent être génératrices de problèmes entre les habitants, mais aussi avec les voisins.
Un autre point important est la mobilité. Souvent on retrouve plutôt des gens à mobilité réduite qui nécessitent un accès facile à toutes les fonctions. Un logement super créatif n'est pas forcément fonctionnel, mais un logement fonctionnel peut aussi être créatif. Il faut aussi prendre en considération que les habitants peuvent, par exemple avoir trop bu, et que le logement peut présenter des obstacles en plus (escaliers, marches etc..) et devenir dangereux.
Il faut penser au quotidien des gens et bien dimensionner les choses, mais aussi penser à l'entretien de ce qu'on offre. Les gens doivent pouvoir nettoyer facilement leur logement. L'habitant doit avoir envie de rester dans le logement. Il faudrait qu'il puisse se dire "je suis chez moi. A l'abri et je veux y rester". Pour cela il faut qu'il puisse s'approprier l'espace selon ses besoins dans la mesure du possible. Cela évite d'avoir envie de retourner à la rue. Il ne faut pas forcer des règles fixes aux habitants car cela rend l'adaptation plus difficile. Leur "abri" ne devrait pas se sentir comme une prison.
Les sans-abri n'acceptent souvent pas un logement car cela voudrait dire qu'ils devraient se séparer de leur animal (majoritairement des chiens). Du coup, ils préfèrent rester avec leur fidèle compagnon au lieu d'accepter le logement. La place du chien est très importante dans leur vie. Idéalement, le chien devrait avoir sa place dans le logement.
Un système pratique pour les déchets serait idéal afin d'éviter des accumulations de déchets et donc aussi d'odeurs.
Tout d'abord, nous avons parlé du fait que les sans-abri sont des gens comme nous. On n'est pas à la rue parce qu'on a envie. Beaucoup de facteurs dans la vie d'une personne peuvent faire qu'elle se retrouve sans logement. Reloger ses personnes prend du temps et varie du cas par cas. Le but c'est de restructurer la vie en communauté de la rue à l'intérieur. On devrait avoir le choix d'être seul dans toute son intimité ou en communauté par exemple dans une pièce commune (ex:bibliothèque). Pour cela un suivi est fait pour adapter le logement aux besoins du futur habitant.
Le transfert de la rue vers un logement peut être une phase difficile pour les sans-abris du point de vu mental, mais aussi physique. En passant les journées à l'extérieur, le corps s'habitue par exemple au froid et renforce le système immunitaire. Ceci peut devenir un problème lorsqu'on retrouve un logement. On appelle ce phénomène " le dégèle du corps", le corps devient peu à peu plus fragile et est plus facilement infecté par des maladies comme par exemple la gale. Il serait dès lors intéressant d'ériger une sorte d'infirmerie dans laquelle les malades pourraient bénéficier d'un suivi médical. Ceci est valable pour tout genre de maladies (aussi mentales), mais aussi pour soigner des plaies
Ensuite lors de la conception, il faudra penser au choix des matériaux du point de vue de la sécurité (le bois brûle facilement..), mais aussi du point de vue du confort acoustique. Les nuisances sonores peuvent être génératrices de problèmes entre les habitants, mais aussi avec les voisins.
Un autre point important est la mobilité. Souvent on retrouve plutôt des gens à mobilité réduite qui nécessitent un accès facile à toutes les fonctions. Un logement super créatif n'est pas forcément fonctionnel, mais un logement fonctionnel peut aussi être créatif. Il faut aussi prendre en considération que les habitants peuvent, par exemple avoir trop bu, et que le logement peut présenter des obstacles en plus (escaliers, marches etc..) et devenir dangereux.
Il faut penser au quotidien des gens et bien dimensionner les choses, mais aussi penser à l'entretien de ce qu'on offre. Les gens doivent pouvoir nettoyer facilement leur logement. L'habitant doit avoir envie de rester dans le logement. Il faudrait qu'il puisse se dire "je suis chez moi. A l'abri et je veux y rester". Pour cela il faut qu'il puisse s'approprier l'espace selon ses besoins dans la mesure du possible. Cela évite d'avoir envie de retourner à la rue. Il ne faut pas forcer des règles fixes aux habitants car cela rend l'adaptation plus difficile. Leur "abri" ne devrait pas se sentir comme une prison.
Les sans-abri n'acceptent souvent pas un logement car cela voudrait dire qu'ils devraient se séparer de leur animal (majoritairement des chiens). Du coup, ils préfèrent rester avec leur fidèle compagnon au lieu d'accepter le logement. La place du chien est très importante dans leur vie. Idéalement, le chien devrait avoir sa place dans le logement.
Un système pratique pour les déchets serait idéal afin d'éviter des accumulations de déchets et donc aussi d'odeurs.
Synthèse Tables Rondes (matin)
Suite à la rencontre avec les différents
intervenants au cours de cette journée, nous avons pu en déduire plusieurs
problématiques liées aux habitations précaires sur lesquelles nous travailleront
tout le long de ce quadrimestre. Celles-ci ne réfèrent qu’à l’espace et à
l’usage qu’en fera le locataire:
(*) Dignité de l’habitat
à Le lieu dans lequel la personne sera intégrée ne peut être qu’un
simple espace muni du stricte nécessaire. Elle doit se sentir chez elle: l’espace
doit avoir sa chaleur et sa qualité afin qu’elle puisse se l’approprier comme
elle le souhaite et qu’elle veuille y rester.
(*) Liberté
à Il est préferable d’éviter les contraintes liées au mode de vie du
locataire (couvre-feu, abandon leur style de vie, refus d’animaux de
compagnie,…). Le mieux est de lui offrir au maximum une liberté qu’il ne
pourrait pas trouver ailleurs (maison d’accueil, centre de nuit, centre de
jour,…).
(*) Communauté/Intimité
à Quelle est la limite entre l’espace commun/partagé et l’espace
intime qu’offrirait ce projet? La mise en commun dans un cas comme celui-ci
n’est pas obligatoire, c’est d’ailleurs l’espace intime qui prime au sein du
projet (chambres, cuisine, salle de bain). S’il y a souhait de mise en commun,
celle-ci doit être limitée et ce dans les mesures acceptables pour les
locataires afin qu’ils puissent avoir le choix.
(*) Détails dans l’espace
à Mobilité : la facilité de déplacement dans l’espace est importante,
il faut tenir compte des différents handicaps possibles.
à Hygiène : l’espace doit être conçu de manière à être facilement
entretenu.
à Organisation de l’espace : il faudrait permettre au locataire de
vivre l’espace tel qu’il le souhaite tout en lui suggérant (sans lui imposer ou
contrôler) une certaine organisation facile et intuitive (éviter au maximimum
le cloisonnement, outil de la colorimétrie, choix des matériaux, sécurité,…)
Social
- Les démarches administratives découragent les demandeurs de logements et d'aides sociales par leurs nombreux seuils d'accès. Passer cette barrière administrative peut prendre entre un et six mois, et demande d'être très patient et rigoureux, ce qui décourage les sans-abris et autres personnes en difficulté qui les voient comme une épreuve insurmontable, aussi appelé "le parcours du combattant".
- Le programme du Housing First, qui a fait ses preuves notamment aux Etats-Unis, et en Finlande, propose une approche alternative dans l'aide de la personne sans-abris. Cette approche est centrée sur la personne selon ses difficultés et problèmes (financiers, relationnels, médicaux, mentaux,...) et cela sans jugements. La personne sera suivie de très proche, constamment (jusqu'à 24h/24), mais selon son rythme, ses besoins et ses capacités d'adaptation face aux changements. Le processus: le sans-abris est approché dans la rue, et quand une relation de confiance se crée le sans-abris est pris en charge, et mené pas à pas, au rythme qu'il souhaite/peut suivre, et seulement s'il en a envie. Une équipe de médecins, psychologues, assistants sociaux, etc encadrent le sans-abri afin de l'aider à se reconstruire et se remettre sur un droit chemin. Le logement dont le ex-sdf a droit n'est pas soumis à des conditions sévères, contrôles, règlements et laisse ainsi une certaine liberté et facilité d'autogestion du nouvel habitant. Le programme de Housing First fait donc des miracles, en sortant de la rue des personnes dans les pires conditions imaginables, et en leur redonnant une vie à laquelle tout humain a droit. Aussi incroyable que cela puisse paraître, aider ce type de personne coûterait moins cher à l'Etat que de les laisser dehors, sans abris, sans travail, sans soutient, et de les aider seulement dans l'urgence.
- L'évaluation du pour et du contre l'habiter en communauté ou isolé. Cela dépend évidement des personnes, certains ex-sans abris se sentent moins à l'aise à se retrouver dans un immeuble avec des personnes "normales" qui souvent ont des préjugés. Certains préfèrent habiter en communauté car ils peuvent s'aider mutuellement, et se soutenir dans cette transition, mais parfois la vie en commun est stressante et peut créer des conflits. Certaines personnes qui réussissent à entrer en logement en ressortent rapidement car les responsabilités ((factures, organisation, propreté, la vie seul, perte de repères) lui semblent trop lourdes.
- La légende urbaine: Le sans-abris habite dans la rue par choix. Non, le sans -qui refuse de l'aide n'est pas pour autant heureux dans la rue. Il a simplement peur, ou est découragé face aux démarches administratives à franchir. Donc sortir de la rue en 72H n'est pas une utopie. Par contre, ce qui freine ce phénomène sont le manque de logements disponibles pour accueillir tous les demandeurs, les coûts élevés pour payer ces logements, et la discrimination.
- (S'il faut le rappeler...) Les sans-abris sont des êtres humains comme nous et ont droit à un logement digne, un logement beau, fonctionnel, pratique et ergonomique. Ce n'est pas parce qu'on est pauvre que l'on n'a pas droit à un beau chez-soi! L'espace doit être simple à entretenir (surfaces, mobilier, matériaux faciles à nettoyer). Il faut tenir compte du fait que certains ex-sans-abris ont des problèmes médicaux et/ou mentaux donc pourraient avoir envie de casser/abîmer (-> mobilier robuste, nettoyable,), pourraient avoir une mobilité réduite (-> accès facilité, poignées dans la sdb,...), pourraient avoir des malaises (relâche du corps) et tomber (-> pas de coins, mobilier anguleux...). Sans pour autant faire une chambre d'hôpital stérile! Le logement devrait être gai, vivable, pratique et laissant place à l'habitant de s'exprimer, de se l'approprier. Il faut réfléchir aux services, espaces communs, pharmacie/infirmerie? Salles de discussions avec les accompagnateurs/aides sociaux, espaces pour les chiens/autres animaux (toilettage, "garderie pour chien").
- Conseils plus pratico-pratiques: les sans-abris peuvent avoir des difficultés a jeter leurs déchets, et encore plus à trier leurs déchets. Il est donc essentiel de rendre ce tri le plus facile et évident possible.
Ils préfèrent dormir par terre, proches du sol que trop élevés (mezzanine, lit rehaussé), dû à leur passé.
Il faut penser aussi a la sécurité dans le logement: cuisinière électrique plutôt que gaz? Facile a nettoyer (surfaces et matériaux facilement nettoyables, peu de recoins), locaux pour les chiens (petits et gros) (toilettage, salle pour les garder, les brosser, les laver), les rangements, espaces pour laver le linge, pour le sécher,...
Les logements peuvent-ils être participatifs?, Comment équilibrer les espaces communs et privés? Les sdb et cuisines sont plus faciles à gérer si personnelle à chaque logement/habitant. Laisser une certaine liberté aux habitants (modulabilité, appropriation et décoration personnelle possible) pour qu'ils ne se sentent pas oppressés, et chez soi.
Livre utile: "Sortie de rue", par Sébastien Lo Sardo.
- Le programme du Housing First, qui a fait ses preuves notamment aux Etats-Unis, et en Finlande, propose une approche alternative dans l'aide de la personne sans-abris. Cette approche est centrée sur la personne selon ses difficultés et problèmes (financiers, relationnels, médicaux, mentaux,...) et cela sans jugements. La personne sera suivie de très proche, constamment (jusqu'à 24h/24), mais selon son rythme, ses besoins et ses capacités d'adaptation face aux changements. Le processus: le sans-abris est approché dans la rue, et quand une relation de confiance se crée le sans-abris est pris en charge, et mené pas à pas, au rythme qu'il souhaite/peut suivre, et seulement s'il en a envie. Une équipe de médecins, psychologues, assistants sociaux, etc encadrent le sans-abri afin de l'aider à se reconstruire et se remettre sur un droit chemin. Le logement dont le ex-sdf a droit n'est pas soumis à des conditions sévères, contrôles, règlements et laisse ainsi une certaine liberté et facilité d'autogestion du nouvel habitant. Le programme de Housing First fait donc des miracles, en sortant de la rue des personnes dans les pires conditions imaginables, et en leur redonnant une vie à laquelle tout humain a droit. Aussi incroyable que cela puisse paraître, aider ce type de personne coûterait moins cher à l'Etat que de les laisser dehors, sans abris, sans travail, sans soutient, et de les aider seulement dans l'urgence.
- L'évaluation du pour et du contre l'habiter en communauté ou isolé. Cela dépend évidement des personnes, certains ex-sans abris se sentent moins à l'aise à se retrouver dans un immeuble avec des personnes "normales" qui souvent ont des préjugés. Certains préfèrent habiter en communauté car ils peuvent s'aider mutuellement, et se soutenir dans cette transition, mais parfois la vie en commun est stressante et peut créer des conflits. Certaines personnes qui réussissent à entrer en logement en ressortent rapidement car les responsabilités ((factures, organisation, propreté, la vie seul, perte de repères) lui semblent trop lourdes.
- La légende urbaine: Le sans-abris habite dans la rue par choix. Non, le sans -qui refuse de l'aide n'est pas pour autant heureux dans la rue. Il a simplement peur, ou est découragé face aux démarches administratives à franchir. Donc sortir de la rue en 72H n'est pas une utopie. Par contre, ce qui freine ce phénomène sont le manque de logements disponibles pour accueillir tous les demandeurs, les coûts élevés pour payer ces logements, et la discrimination.
- (S'il faut le rappeler...) Les sans-abris sont des êtres humains comme nous et ont droit à un logement digne, un logement beau, fonctionnel, pratique et ergonomique. Ce n'est pas parce qu'on est pauvre que l'on n'a pas droit à un beau chez-soi! L'espace doit être simple à entretenir (surfaces, mobilier, matériaux faciles à nettoyer). Il faut tenir compte du fait que certains ex-sans-abris ont des problèmes médicaux et/ou mentaux donc pourraient avoir envie de casser/abîmer (-> mobilier robuste, nettoyable,), pourraient avoir une mobilité réduite (-> accès facilité, poignées dans la sdb,...), pourraient avoir des malaises (relâche du corps) et tomber (-> pas de coins, mobilier anguleux...). Sans pour autant faire une chambre d'hôpital stérile! Le logement devrait être gai, vivable, pratique et laissant place à l'habitant de s'exprimer, de se l'approprier. Il faut réfléchir aux services, espaces communs, pharmacie/infirmerie? Salles de discussions avec les accompagnateurs/aides sociaux, espaces pour les chiens/autres animaux (toilettage, "garderie pour chien").
- Conseils plus pratico-pratiques: les sans-abris peuvent avoir des difficultés a jeter leurs déchets, et encore plus à trier leurs déchets. Il est donc essentiel de rendre ce tri le plus facile et évident possible.
Ils préfèrent dormir par terre, proches du sol que trop élevés (mezzanine, lit rehaussé), dû à leur passé.
Il faut penser aussi a la sécurité dans le logement: cuisinière électrique plutôt que gaz? Facile a nettoyer (surfaces et matériaux facilement nettoyables, peu de recoins), locaux pour les chiens (petits et gros) (toilettage, salle pour les garder, les brosser, les laver), les rangements, espaces pour laver le linge, pour le sécher,...
Les logements peuvent-ils être participatifs?, Comment équilibrer les espaces communs et privés? Les sdb et cuisines sont plus faciles à gérer si personnelle à chaque logement/habitant. Laisser une certaine liberté aux habitants (modulabilité, appropriation et décoration personnelle possible) pour qu'ils ne se sentent pas oppressés, et chez soi.
Livre utile: "Sortie de rue", par Sébastien Lo Sardo.
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