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lundi 20 février 2017

L'humain

L’éloignement de soi.
Les abris possibles dans la rue restent temporaires, menacés et dangereux.
Dans la montée d’escalier, le recoin, le porche, le métro ou encore le squat, l’intimité se perd à travers le regard des autres et l’insécurité. Plus de dedans ni de dehors, la perte d’un toit entraîne une violence sociale et identitaire.
On détourne le regard, passe son chemin, fait un écart, on ferme les yeux. En dehors des murs, c’est l’urgence répétée et l’absence d’intimité. Il n’y pas d’espace pour protéger le corps, les souvenirs et les ressources quotidiennes.
Dans la survie, c’est l’éloignement de soi.
« Le corps se fait alors le réceptacle ultime du monde de l’intimité lorsque ces hommes portent sur eux-mêmes l’ensemble de ses objets, précieux parce que personnels »[1]
Je me rappelle d’une conversation avec un sans-abri sur un banc londonien, à parcourir un classeur dans lequel, il avait conservé plein de souvenirs. S’asseoir sur ce banc était devenu un rituel quotidien pour discuter. Il cherchait à maintenir des liens sociaux.
Comment ne pas rompre trop brutalement avec ces nouvelles habitudes qui structurent un territoire et le maintien de soi? De l’hébergement d’urgence, à la maison d’accueil, l’habitat solidaire, le parcours est long et incertain avant un logement durable. Comment passer directement de la rue au logement avec l’envie de se reconstruire ? Reprendre le désir de s’occuper à nouveau de soi.




[1] Vivre sans domicile fixe : l’épreuve de l’habitat précaire, Pascale Pichon

Batîment

Introdution. la distinction des thèmes d'article qui s'imposa à la fin de notre table ronde, à savoir "L'humain", "L'humain dans le processus de construction" et "Le bâtiment", est peut=être nécessaire, mais elle fait peur, justement parce qu'elle est nécessaire. Nous insistons : cette fois nous construirons pour des humains, à échelle humaine. Le fait qu'il s'agit d'un point qui doit être cité révèle à quel point nous flottons dans l'absurde au quotidien, lors de nos études et face à tout ce l'architecture incarne. Bref, là où je veux en venir, l'humain, à quoi bon l'évoquer, il n'y pas d'autre échelle, la construction n'a pas d'autre origine ni finalité que ce dernier. Tout autre est aliénation.

Points abordés lors des tables rondes concernant le bâtiment : 

- La dignité dans l'habitat. terme englobant une série de valeur que chaque groupe va devoir à son tour expliciter et mettre en forme

- Pas la peine faire le kéké designer. la construction se veut efficace, pratique, solide, agréable, puis devra prendre un compte des besoins particuliers. Si l'y a tout, elle sera alors à la fois particulière et appropriable. Mais une démonstration de style purement plastique s'avérera relativement malvenue, grotesque si cela joue contre l'efficacité. 

- Si des désirs particuliers sont à prendre en compte, des désirs propres  à des personnes ayant vécus longtemps dans la rue,  un des critères pour façonner chaque module d'habitat est aussi simplement le notre. En effet, l'habitant du module que je construit est inconnu, il ne peut être personnellement concerté. Que j'établisse une liste des besoins selon une étude statistique, où me base sur les désir d'un pote sans-abris, je me retrouve alors à projeter un profil artificiellement fabriqué, voire même fantasmé. Cela peut-être dangereux, surtout si seuls des critères hygéniques priment et toute notion de plaisir et d'envie et mise en touche. Ca doit me plaire et me donner envie d'y habiter moi-même.

- Il y a souvent le désir chez nos futurs habitants d'acquérir "mon espace à moi".  D'autre part, les espaces communs doivent exister mais en étant facultatifs.
 - Isolation phonique.

- penser à la vie collective qu'implique les choix spatiaux. Par exemple : les espaces mutualisés créent du communautaire mais engendrent des règles (imposées ou décidés en réunions hebdo.) = attention, aux conditions et au règlement qui excluent toujours certains. 

- Penser à l'handicap de certains habitants, physiquement faibles, dans le choix des matériaux, le mobilier, etc. Cela n'est pas à généraliser forcément à tous les logements.

- Le projet n'est pas celui d'un logement de transit de 18mois comme ceux que gère déjà L'îlot, mais ils seront comme des vrai appart', avec loyer et garantie locative.


dimanche 19 février 2017

Humain

Mixité sociale


Un thème récurrent lorsqu’on aborde le sujet de la mixité sociale, c’est celui du risque. Le risque est une donnée dont il faut tenir compte. Dans le projet qui nous occupe, le risque est par exemple celui de voir naître des conflits entre personnes vivant en communauté parce qu'elles n'ont pas d'autre choix.  Benjamin, un ancien sans-abri dans la quarantaine, m’a ainsi raconté que lorsqu’il était en appartement, il avait comme voisins des jeunes. Ce qui l’indignait c’était leur incapacité à respecter les autres occupants aspirant au calme à une heure tardive, ou encore leur manque total d'égards pour ce qui appartient aux autres, comme le courrier par exemple. Il a dû batailler pour obtenir d'eux ces formes élémentaires de respect. Il ne se dit pas adversaire de la mixité sociale, mais insiste sur la nécessité de fixer des règles de vie commune. Des assemblées d’habitants, notamment, peuvent être utiles  pour responsabiliser les membres de la communauté et les rendre conscients de certains devoirs et obligations. Une autre option peut être de regrouper les occupants ayant le même type de profil ou un parcours comparable.

Intégrer l'être humain dans le bâtiment de l'Armée du Salut

L'intégration de l'être humain dans le plateau vide de l'Armée du Salut pose une question essentielle : quel-est le degré de collectivité accepté par les futurs habitants du projet ?

La réponse naïve d'un étudiant d'architecture envisagera la mutualisation totale des techniques en relation avec l'eau (WC, douches, cuisines...). Il est évident que tout ne sera que plus simple techniquement et économiquement parlant dans ces circonstances.  

Lors de l'après-midi de table ronde, ces points ont été abordés. L'étudiant ouvre alors les yeux et comprend qu'il n'est plus sur un projet de papier mais qu'il va construire des logements pour des personnes qui ont tout perdu.
La collectivité peut être envisagée. Mais il faut donner le choix. Le choix à une personne de partager avec ses voisins ou tout simplement de vivre des moments seul. C'est une chose essentielle pour des gens qui ont passé 5, 10, 15 ans dans la rue et qui ont perdu ce privilège de s'asseoir, seul, sur leur canapé et de manger un repas, qu'ils se sont cuisinés eux-même, en regardant la télévision.
 
Avec ce basculement du projet de papier au projet de construction, il paraît finalement évident que ces personnes ont le droit à leur salle de bain et leur cuisine privatisée. Aux architectes de mettre à contribution leurs connaissances pour mettre en place des logements prenant en compte le minimum vital auquel chaque être humain devrait avoir le droit.
  

Bâtiment

Au delà de la mission sociale importante de ce projet, se pose la question de sa faisabilité et de sa mise en oeuvre dans la réalité. En tant que futurs architectes, un de nos rôles est de répondre à la problématique qui est comment intégrer le projet dans le bâtiment existant. 
A la suite de cette journée de table ronde, il est intéressant de retenir l'idée de pouvoir donner le choix et de permettre à la personne de retrouver une certaine indépendance et autonomie tout en donnant la possibilité de maintenir un contact social avec les autres. L'aménagement du bâtiment existant doit donc être pensé de telle sorte qu'il puisse offrir à la fois des espaces privatifs pour permettre l'intimité mais également des espaces communs pour entretenir le partage. 
Grâce aux différents intervenants, nous avons pu également apprendre que l'aménagement du bâtiment va plus loin qu'un "simple" logement et doit pouvoir offrir d'autres fonctions comme par exemple un local de laverie, un pour la pharmacie et les premiers soins, un pour les rendez-vous avec les conseillers ou encore un pour le tri des déchets. Tout ceci permettant le bon fonctionnement de cet espace partagé.
Intégrer le projet dans ce bâtiment vide relève donc de nombreux critères qu'il est primordial de prendre en compte afin de créer un espace fonctionnel et confortable.

jeudi 16 février 2017

Le bâtiment

Quelle serait la meilleure façon d’intégrer le projet dans cet espace vide ?
Alors que certains profils vont préférer n’avoir à faire qu’à leur propre espace individuel, d’autres sentiront le besoin de se sentir soutenu par une communauté, celle vivant sous le même toit qu’eux. Il s’agit donc de trouver le bon compromis avec les espaces communs qui vont être créés, en les intégrant de façon à ce qu’ils ne soit pas nécessaire d'y passer dans le journée, pour ceux qui n'en n'ont pas envie.
Pour ne pas ressembler à un simple baraquement, un certain confort doit être prévu, comme la question de l'isolation phonique par exemple, dans le but de donner une dignité au nouvel habitat. 

Des espaces qui permettent la bonne organisation du centre de logements devront être mis en place, comme une pharmacie pour y stoker les médicaments et permettant d’apporter des soins rapidement. Un local pour s’occuper de son linge mais aussi un local réservé au tri des déchets. Cela permettra ainsi  de désencombrer le logement individuel de ces besoins et services tout de même nécessaire à la vie de tout les jours. 

Thème des tables rondes : Le contexte existant


 
    Bâtiment existant
   Bruxelles est une ville où il y a environ 1m² de bureau pour 4m² de logement, ce qui représente une très grosse part du bâti. De plus, on construit régulièrement de nouveaux bâtiment de bureaux car les anciens deviennent rapidement obsolètes, les normes, les techniques et la façon d'y travailler évoluant très rapidement.
   Reconvertir des bureaux, notamment en logements, est donc une question très actuelle. Cependant cela donne plutôt lieu à des logements de luxe, ou du moins destinés à des personnes aisées, dû à l'investissement que représente l'installation de sanitaires et cuisines. Cela écarte directement le potentiel d'y créer des logements sociaux.
   De plus, ces bâtiments sont souvent en construction lourde, pas très bien isolés thermiquement et acoustiquement. La typologie de bureau, avec de grandes baies vitrées ou façades rideaux, n'est pas vraiment adaptée à l'intimité que nécessite un logement. Il faut donc rentrer dans ces contraintes pour les exploiter, éventuellement en donnant des fonctions ou des organisations autres (comme une école) si l'on veut rendre ces projets crédibles financièrement.
 
    Relation avec la maison d'accueil
    Les logements que nous allons mettre à disposition ne vont pas s'implanter n'importe où. En effet, les sans-abris qui vont être relogés dans notre projet vont être amenés à côtoyer ceux qui habitent dans la maison d'accueil située aux étages inférieurs. Cette dernière accepte exclusivement des hommes seuls pour des durées allant de quelques mois à plusieurs années.
   Il faut donc se poser quelques questions quant aux relations que ces personnes pourraient entretenir. Notre projet est il indépendant ? L'accès aux deux types de résidence est il commun? Est il possible de partager certains locaux? Sachant que cette maison d'accueil est occupée exclusivement par des hommes faut-il cibler un public?
 
    Public cible
   Après avoir discuté avec tous les intervenants, il est clair que toutes les personnes sans abri sont différentes. Cela va des personnes seules aux familles avec des enfants, des plus jeunes aux plus âgés, il y a des personnes en bonne santé et d'autres avec des addictions parfois très fortes, ou encore avec des problèmes mentaux, ceux qui n'ont pas de papiers, ceux qui se révoltent conte la société, etc. Bref, les profils sont aussi nombreux qu'il y a de personnes concernées.
   Une question se pose alors : qui va habiter dans ces futurs logements? Est-ce une seule catégorie de personnes ? Seulement les hommes seuls, seulement ceux qui ont des animaux, seulement des jeunes ? Faut-il limiter à quelques catégories l'accès à notre projet ?
   Ce qui est ressorti de nos discussions ne semble pas aller dans ce sens. En effet, les maisons d'accueil qui existent déjà posent beaucoup de contraintes avant d'accepter les personnes dans leur infrastructure. Le but de notre projet est de lutter contre l'exclusion, et donc plutôt de favoriser la mixité. Bien que des personnes qui se ressemblent peuvent peut-être faire preuve de plus de tolérance les unes envers les autres, dans le cadre d'un habitat collectif la mixité parait plus appropriée.

L'humain dans l'habitat

Au cours de cette journée du 14 février, une multitude de problématiques et d'idées sont intervenues de le courant de nos discussions avec les différents intervenants rencontrés. L'un des sujets abordés est notamment la question de l'individu au sein de cet habitat. Il faut retenir une grande règle : il doit se sentir chez lui. Ce sentiment proviendra de la liberté dont il pourra profiter (ce dans certaines limites, mais sans contrôle pour autant) au sein de ce lieu, de la sécurité, de la présence d'autrui ou justement de son intimité... Ce sont des points dont nous devrons tenir compte lors de la conception de ces espaces qui deviendront les leurs. 
Nous aurons appris un tas des choses importantes à l'issue de ce projet, mais ils nous manquent encore quelques avis : ceux des futurs propriétaires mêmes.

Le bâtiment

Bruxelles est une capitale qui compte aujourd'hui pour 1 million d'habitants, plus de deux millions de mètres carrés de surface de bureaux vides. Il y a à Bruxelles autant de mètres carrés de bureaux que pour une ville de trois à quatre fois sa population. De plus, les bureaux sont aujourd'hui très vite obsolètes ; les besoins ne sont pas stables et nécessitent donc de construire de nouveaux bâtiments avec de nouvelles technologies. Les structures et les façons de construire se sont complexifiées. 
Dans une réhabilitation de bureaux en logement, il sera nécessaire de prendre en compte la différence de luminosité selon la profondeur du plateau qui nous est alloué pour ce projet. Durant la journée de table ronde, il nous a souvent été signifié qu'il était nécessaire de penser les logements de manière individuels et autonomes afin de créer un espace de vie sur le long terme. La vie en communauté nous a été démontrée comme non-vivable sur un projet comme celui-ci. Penser des logements individuels permettrait à la(les) personne(s) de se réinsérer et de gagner en autonomie plus facilement. Se pose donc la question du coût du projet, de la lumière naturelle suffisante, de la forme des espaces vitaux nécessaires, de la spatialisation des "cellules" sur le plateau bureau, de la mise en place d'espaces communs / privés, de la densité ...

TECHNIQUE-matériaux, confort thermique, sécurité

Durant les différentes discussions avec les conférenciers, nous avons remarqué une certaine redondance dans les aspects techniques qui sont cruciaux pour le futur projet. En effet, Il faut faire attention à la qualité des matériaux que l’on va choisir. Ils devront être assez solides et résistants, faciles à nettoyer et résistant au feu. Il devrait y avoir un certain confort thermique, les parois avec isolation thermique et sonore. Il faudrait penser à la présence d’électricité et chauffage dans chaque module. Il sera préférable que les parois ne favorisent pas la concentration d’odeurs. Aussi, comme les sans-abris sont des personnes ayant logé dans la rue et certains ayant des problèmes mentales, il n’est pas facile de les réadapter à une vie « normale ». Il faut donc apprêter une attention particulière à la sécurité. Notamment en évitant les tacs à gaz. Donner la possibilité à chacun de fermer à clé son logement afin d’avoir un espace privé et éviter les vols, ou autres problèmes. Le choix des matériaux et la sécurité va être décisif ; pas seulement pour réussir un confort spéciale mais aussi pour arriver aussi à un confort d’esprit.

Bureaux vides

Bruxelles est aujourd’hui confronté à la crise du logement. Paradoxalement on trouve beaucoup de bureaux inoccupés à Bruxelles. Sur 12 000 000 m2 de bureaux, 2 000 000 m2 sont vides. 

Ce fait s’explique par la centralisation des activités tertiaires, Bruxelles est à la fois un centre européen, une capitale nationale, et régionale. Les entreprises ont tendance à se diriger vers des bureaux neufs. Cela s’explique par le coût de rénovation important des anciens bureaux qui ne sont pas équipés de technologies adéquates (ventilation, chauffage…). D’autre part les bureaux sont de moins en moins occupés par les employés suite au développement du télétravail, de l’emploi à mi-temps… La surface de bureau par travailleur est passé de 25 m2 à 12 m2. 

Diverses solutions au problème des bureaux vides naissent depuis quelques années : la réaffectation de bureaux en logements, en école ou autres ; la rénovation ; ou encore le squat. 
La réaffectation et la rénovation implique des démarches administratives complexes avec un permis d’urbanisme. L’administration est favorable à la transformation de bureaux en logements. Toutefois les travaux sont coûteux, et la reconversion est difficile à cause des hauteurs sous plafond faibles, des grands espaces, des murs rideaux… 


Pour conclure par une référence, Christian Lasserre, l’associé d’Anders Böhlke invité de la table ronde, a travaillé sur la transformation de bureaux vides. 

L'humain dans l'habitat

Suite aux tables rondes et aux différentes interventions, un des sujets qui surgit est celui de la relation entre l'habitant et son habitat. Ce dernier trouve une place particulière au sein de ce projet, car le logement, en plus de ses fonctions basiques, tient un rôle de pont entre le sans-abri et la société.
Une relation de confiance devrait être installée entre le sans abri et son nouveau logement qui, de part sa conception, offrirai à son usager le confort, la sécurité, intimité etc.. tout en lui permettant de garder sa liberté et autonomie .

Table ronde PM, Table 2, Organisation

Thomas Dawance nous a parlé de son expérience dans le milieu du squat ; il nous a expliqué qu'une attention toute particulière était accordée au processus de la conception.

En effet celui-ci ne peut en aucun cas être le fruit d'une réflexion prospective de la part d'une seul personne (en l'occurence l'architecte), ni même le résultat d'une éventuelle "prise en compte" des usagers par observation, analyse, etc.
 Il nous explique qu'il ne faut pas concevoir "pour" mais "avec". L'architecte n'a pas de statut particulier, il occupe une place critique, égalitaire, qui enrichit le débat sans le contraindre. Au contraire, nous comprenons qu'il y a une sorte participation de toutes les couches sociales qui, par ses conflits d'intérêts et ses échecs, amène à une certaine fécondité et un apprentissage du vivre ensemble.

Expérience applicable à notre projet ?

LE SOCIAL

L’accompagnement est prit en compte une fois que la personne est installée dans son logement. C’est une aide à la conservation du logement pour permettre une réintégration de la personne dans le monde du travail et lui donner une autonomie complète pour qu’un jour elle n’est plu besoin d’aide. Cet accompagnement est parfois long, il est illimité dans le temps. C’est la personne qui décide, à un moment donné qu’elle n’a plu besoin d’aide et qu’elle peut se débrouiller seule. La moyenne du temps d’accompagnement augmente chaque année. L’accompagnement se fait à différentes fréquences selon les cas, il peut aller de 1 à 2 fois par semaine au début de la prise en charge. 

L’accompagnateur à domicile donne des conseils pour vivre dans un logement, il aborde les aspects des bonnes ou mauvaises habitudes. Le but étant de leur donner des bonnes habitudes, on leur apprend à gérer les déchets, à trouver des meubles, des équipements ménagers, des ustensiles de cuisines, d’ouvrir les fenêtres, de mettre le chauffage ou de le couper lorsqu’on ouvre les fenêtres, le nettoyage… 
Le but est aussi de créer un réseau pour l’habitant, c’est à dire de l’aider à aller à la pharmacie, chez le médecin. L’accompagnateur ne fait pas les choses pour lui, il l’accompagne pour qu’il devienne autonome. Il donne les aspect pratique de la vie autonome. On intègre la personne au quartier.


Le partage des espaces commun est compliqué et difficile à mettre en place. Les personnes ne s’entendent pas forcement. Il y a parfois des problèmes de communication entre les habitants. Il faut éviter les espaces de conflits, les espace de partage des affaires. Ce n’est pas toujours évident de supporter les autres. Cependant il ne faut pas que les personnes se sentent isolées, ils faut conserver des espaces de partage. 

mardi 14 février 2017

Table ronde PM (Bien-être)



 Les animaux 

Pour la majorité des personnes sans-abris, l'accès à un logement locatif ne leur est pas autorisé à cause de leur animal de compagnie. Du coup, il faudrait penser à les intégrer dés le départ dans le projet. Et 
le mieux serait que chaque animal puisse avoir une place au sein du logement au lieu de rassembler tous les chiens dans un seul local qui pourrait causer des soucis/problèmes entre maîtres et/où chiens.
Il ne faut pas oublier l'hygiène des animaux : trouver un matériau facile à nettoyer et prévoir une installation dans laquelle les chiens pourraient être facilement nettoyés (espace de toilettage)

Les drogues 

Certains sans-abris ont été de grands consommateurs d'alcool et/où de drogues durant les années de leur vie en rue. Malheureusement ces addictions sont difficiles à faire disparaître de leur quotidien, même après avoir été accueilli dans une maison d'accueil. Les assistants sociaux, qui vont les accompagner et les aider les dans toutes leurs démarches, ne vont pas leur interdire de consommer ces substances. Leurs rôles sera plutôt de conseiller au lieu réprimander.